Doyenne des sciences, l’astronomie décrit l’univers et en étudie l’évolution. Depuis sa naissance, elle assoit une connaissance rationnelle qui se détache des mythes. C’est une science d’observation par excellence ! Elle est de fait étroitement liée au progrès technologique permettant de concevoir des outils toujours plus performant pour capter la lumière des astres, notre seul messager de l’Univers.

Les astronomes marseillais étaient déjà réputés pour les instruments qu’ils concevaient pour observer l’Univers depuis la Terre et dès le milieu des années 60, les équipes du Laboratoire d’Astronomie Spatiale (LAS) sont parmi les premières équipes françaises à se lancer dans la conception d’instruments permettant de très courts temps d’observation extra-atmosphérique. Le LAS n’existe plus, il a fusionné avec l’Observatoire de Marseille dont il était issu pour devenir le Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM), installé au Technopôle de Château Gombert. Le LAM est aujourd’hui l’un des quelques laboratoires français qualifié de « spatial ». C’est-à-dire qu’il est en capacité de concevoir, de réaliser et de tester des instruments embarqués sur des satellites dédiés à l’observation de l’Univers.

Au cours de ces 50 ans, l’astronomie spatiale a beaucoup apporté à notre quotidien mais a aussi considérablement bénéficié des avancées technologiques de nos sociétés. Les planches à dessin ont laissé place à la conception assistée par ordinateur. Les environnements dédiés à la conception des instruments sont devenus de plus en plus « propres » et nécessitent des équipements toujours plus grands… pour concevoir des instruments toujours plus grands… et toujours plus performants. Et, alors que les premiers instruments, conçus et réalisés complètement par les équipes marseillaises ne permettaient que de très brèves observations réalisées par des fusées lancées au cœur du désert, le LAM participe aujourd’hui à des consortiums, qui envoient dans l’espace des satellites équipés d’instruments ultraperformants pour des programmes d’observations de plusieurs années, fournissant une quantité de données considérables…

Introduction de l’expo photo en itinérance durant la fête de la science 2019

Evolution des outils et des méthodes de fabrication : Introduction de l’exposition

Les fusées sondes

Les premières images de l’Univers dans l’ultraviolet (UV)

Les vols habités

Etre dans l’espace et pouvoir intervenir sur les instruments

Les ballons stratosphériques

Des outils efficaces et économiques pour observer dans l’ultraviolet

Satellites et sondes

Série Rosetta
Lancé de Kourou en 2004, la sonde Rosetta de l’Agence Spatiale Européenne, a effectué un voyage de 10 ans dans le système solaire avant d’atteindre son objectif, la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (Tchouri). L’objectif principal de la mission était de recueillir des données sur la composition du noyau de la comète et sur son comportement à l’approche du Soleil.
Le LAS a été impliqué dans la conception, la réalisation et les tests de deux instruments dont la caméra NAC à haute résolution angulaire de l’instrument OSIRIS. Cette caméra a fourni des images extrêmement détaillées de la surface, spectaculaires pour le grand public. Ces images ont permis de reconstruire la forme du noyau de la comète en 3D afin de préparer l’atterrissage de Philae. Elles ont également été utilisées pour étudier les conditions de formation des comètes dans la nébuleuse primitive et les processus physiques qui ont, par la suite, modelé leurs surfaces.
Nous présentons ici quelques photos prises au cours des dernières phases de tests de la sonde, assemblée au Centre européen de technologie spatiale (ESTEC) de l’ESA.

Série « Suivi de fabrication au LAM« 
La conception des instruments envoyés dans l’espace représente un coût considérable, et comme, une fois lancés, il n’est plus question de faire des réparations, leur conception est extrêmement minutieuse. Chaque étape est importante, chaque intervenant est essentiel… un boulon mal vissé, une poussière sur les optiques… et la collecte des données peut en être compromise.

Série GALEX
Le satellite GALEX « Galaxy Evolution Explorer » en cours d’intégration à Caltech aux Etats-Unis. Il a été opérationnel pendant 10 ans, de 2003 à 2013. L’instrument est un spectro-imageur en ultraviolet dédié à retracer l’évolution des galaxies grâce à un sondage de tout le ciel en imagerie et en spectroscopie. L’originalité et l’ingéniosité du système, pour combiner les deux canaux d’imagerie et de spectroscopie, réside dans l’utilisation d’un GRISM dont le réseau est gravé directement dans un cristal. Une prouesse technologique exceptionnelle car, pour observer dans l’UV, les techniques habituellement utilisées pour graver les réseaux ne sont pas adaptées.

Série Herschel
La mission infrarouge Herschel, de l’Agence Spatiale Européenne, a été lancée par la fusée Ariane 5 le 14 mai 2009 depuis le Centre Spatial Guyanais de Kourou. Ce télescope spatial avait pour objectif de révéler l’Univers froid dans un domaine de longueur d’onde allant de 60 à 670 microns. Le télescope, refroidi à l’hélium, a terminé ses observations le 29 avril 2013 en léguant à la communauté scientifique une grande moisson de résultats.
Le LAM est l’un des principaux laboratoires français impliqué dans la mission Herschel avec le soutien du Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). La conception optique de l’instrument SPIRE, ainsi que le mécanisme de son spectrographe à transformer de Fourier, ont été une contribution importante du LAM.

Quelques sujets d’études des équipes du LAM